<![CDATA[Miroir]]> http://www.miroir.dzblog.com Chercheur en histoire des sciences dans le monde arabe phD sciences humaines fr Tue, 03 Jun 2008 16:27:57 GMT Tue, 03 Jun 2008 16:27:57 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Influence de la langue arabe]]> http://www.miroir.dzblog.com/article-243367.html Parlez-vous l'arabe sans le savoir!?

La langue est un remarquable conservatoire des rencontres de cultures, un musée vivant. Les ports méditérranéens en témoignent tous les instants en maltraitant toutes les frontières scientifiques et , par la transgestion de leurs règles, de créer une langue partagée. Ce texte de Sigrid Hunke met en scène les termes et les objets passés des Arabes vers les Occidentaux.

L'assaisonnement du quotidien

Des noms arabes pour des dons arabes.

"Permettez-moi de vous inviter à prendre quelque chose dans ce café, Enlevez donc votre jaquette et prenez place sur le sofa au matelas  garni d`une étoffe carrminLe cafetier  s'empressera de vous servir une tasse de café avec deux petits morceaux de sucre  à moins que vous ne préfériez une carafe de limonade  bien glacée, ou encore un peu d'alcool ! Non ? Mais vous accepterez certainement une tarte aux abricots et aux bananes!

Mais bien sûr, cher amis, vous êtes aujourd`hui mon invité! Puis-je vous offrir, pour commencer , un sorbet à l'orange? Je crois que des artichauts feraient une entrée fort agréable. Et que penseriez-vous d`un chapon accompagné de riz et de barquettes aux épinards? Pour le dessert je ne saurais trop recommander ce gâteau à  la sauce d`arak. Et pour clore le repas, un moka ... Mais, je vous en prie, installez- vous sur le divan.

Pourquoi, certes, ne vous sentiriez-vous pas parfaitement à l`aise, alors que tout ce qui vous entoure comme tout ce que je vous offre se trouve sur la liste des articles depuis longtemps inventoriés qui font partie de notre existence, et cela bien que nous les ayons empruntés à un monde étranger à savoir le monde arabe? Le café qui vous sert quotidiennement de stimulant, la tasse dans laquelle vous versez ce noir breuvage, le sucre sans lequel vous ne sauriez aujourd`hui imaginer un menu, la limonade et le carafe, la jaquette et le matelas, c`est aux Arabes que nous devons de les connaître. Et ce n`est pas tout! Dans la presque totalité du monde civilisé, ces articles portent encore leur non arabe! de même pour candi, bergamote, orange, etc

Rien `'étonnant me diriez-vous sans doute, à ce que certains fruits originaires des pays chauds (tout comme certains aliments ou boisson) nous viennent de l`Orient; et pourquoi dans ce cas, ne conserveraient-ils leur appellation d'origine?

Et lorsque vous avouez que, maté par la fatigue, vous vous étendez sur le sofa, le divan, l`ottomane ou dans l'alcôve, vous m`assurez que n'importe quel enfant saurait reconnaître l`origine étrangère de terme aussi extravagants. Mais savez-vous que sans, le valoir, vous avez employé un autre mot arabe, un terme issu du jeu d'échecs (jeu que les Arabes nous ont appris, l'émissaire d'haroun al-Rachid l'ayant, dit-on, introduit à la cour de Charlemagne), qu'échec vient de sheik( le roi) et que le mot maté que vous avez employé vient de  mat qui signifie tout simplement:"Il est mort"? Alors, vous voyez:échec et mat!

Saviez-vous en outre que le sac de maroquin  que vous voyez dans ce magasin portent encore l'estampille des Arabes? Quant aux étoffes exposées dans cette vitrine, en dehors des cotonnades, des mousselines, du mohair, souple et duveteux, vous pouvez faire votre choix entre le satin élégant, le taffetas distingué, la moire chatoyante et le damas somptueux (dela vile de Damas), qui étalent à vos yeux toute une gamme de nuances depuis le jaune safran jusqu' au lilas en passant par l`orange et le cramoisi. Autant de délicates  invites à nous souvenir de ceux auquels nous devons des étoffes aussi utiles que précieuses sous leurs coloris éclatants, c'est-à-dire aux Arabes.

Savez-vous que lorsque vous entrez dans une pharmacie ou une droguerie, vous y trouvez quantité d`"inventions" arabes. Un simple coup d`oeil aux caisses et aux flacons du droguiste suffira à nous convaincre:vous y verrez de la muscad, du  cumin, de l`estragon, du safran, du camphre, de la benzine, de l'alcali, de la soude, du borax, de la saccharine, de l'ambre et bien d'autres drogues arabes dont vous usez quotidiennement. Savez-vous que nous désignons encore sous son nom arabe de laque, le vernis dont nous couvrons nos ongles, que l' aniline, le gaz , le talc et la ouate sont autant de noms arabes?

Vous ne sauriez donc nier plus longtemps que le grand nombre de noms arabes qui émaillent notre langue désignent des articles d'usage courant dont les arabes nous ont révélé l'existence. Ni que ces articles aient apporté à notre vie quotidienne, jadis insipide, voire un peu sordide, maints agréments délicats qui l'ont littéralement assaisonnée, embellie par la couleur et le parfun, ni que celle-ci leur doive d`être plus saine et plus hygiénique en même temps que plus riche de confort et d`élégance...

Source : "Le soleil d`Allah brille sur l'Occident , notre h`ritage arabe . Albin Michel 1963"

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Tue, 03 Jun 2008 16:27:57 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-243367.html
Kitab al-Filâhâ - Ibn al-`Awam http://www.miroir.dzblog.com/article-244280.html Article tiré du volume II - Les Penseurs de l`Islam - Carra De Vaux

Ibn al-Awam s`est beaucoup servi pour son Kitab-al-Filâhâ, «livre de l'Agriculture», de l`ouvrage d`Ibn el-Wahchiya. il en a toutefois laissé de côté les superpositions et les considérations religieuses ou astrologiques. Son traité est étendu, détaillé, pratique, d`une haute valeur technique , et l`un de ceux qui font le plus d`honneur à la science arabe. On sait peu de chose sur l`auteur. Il était Espagnol et il habitait à Séville. Il a écrit vers le VIe siècle de l`hégire(XIIe de notre ère). «Il paraît avoir eu beaucoup de goût pour l`agriculture, dit son traduxteur français Clément-Mullet, joignant la pratique à l`étude et à la théorie, car il cite souvent les expériences qu`il fit lui-même sur la montagne de l`Ascharf, et les bons résultats qu`il en avait obtenus.»

Le traité se compose de 34 chapitres(1), dont les premiers concernant la connaissance des terres, les engrais, les diverses espèces d`eau, la manière de disposer les jardins, celle d`élever les arbres, de les planter, tailler, couper et transplanter, les fumures, l`irrigation. Il ya de très jolies choses apparemment bien observées, comme l`article sur la sympathie et l`antipathie des arbres entres eux: par exemple , une sympathie bien connue existe entre la vigne et l`ormeau; il y a sympathie aussi entre le pommier et le cédratier, le grenadier et le myrte.  Par contre il y a antipathie entre le raisin blanc et le raisin noir, le noyer et la plupart des arbres autres que le figuier et le mûrier.

Plus de cinquante arbres à fruits ont leur culture décrite séparément dans l`ouvrage; les différentes espèces de greffes sont expliquées en détail; les maladies des arbres sont étudiées avec leurs remèdes en général et pour plusieurs arbres à fruits particuliers. De nombreuses recettes et procédés d`un caractère pratique sont donnés, notamment pour conserver et emmagasiner les fruits. Les derniers chapitres XXXI à XXXIV, ont trait à l`élevage du bétail, aux chevaux, à la basse-cour et aux abeilles. Un dernier chapitre sur les chiens avait été promis, mais ne semble pas avoir été écrit.

Quoique d`un esprit surtout pratique, Ibn al-Awam fait cependant parfois unpeu de théorie, comme au début du chapitre premier. Il est très remarquable, ce chapitre sur les terres, dérivé en grande partie de l`Agriculture Nabatéenne; l`auteur y cite d`ailleurs d`autres agronomes, montrant que cette science avait été très cultivée avant lui, tel que Heddjâdj ou Ibn Heddjâd, et Abou Hanîfah, «homme habile dans la connaissance des plantes».

«Le premier point en agronomie, dit-il, c`est de connaître les terres et de savoir distinguer ce qui est de bonne qualité d`avec ce qui est de qualité inférieure. Celui qui ne possède point ces notions manque des premiers principes et mérite, en agriculture, d`être traité d`ignorant.»[...]

L`auteur décrit les diverses variétés de terre avec beaucoup de précision: «Quand le sol, dit-il entre autres choses, est disposé en plaine chaude et meuble, d`un aspect arénacé dans sa couche superficielle, sans cependant qu`on puisse dire que c`est un sable, ce terrain sera un de ceux dans lesquels les plantes réussiront bien; et si on a soin, pour les arbres, de les déchausser, puis d`y apporter de la terre, on les conservera longtemps quelque soit l`espèce. Car la terre, à cause de sa perméabilité, absorbe bien l`eau, soit celle du ciel, des pluies ou des irrigations. L`eau pénètre dans son sein et va arroser les racines et raviver les radicelles. Quand au contraire la terre est compact et tenace, l`eau se répand à sa surface sans que l`intérieur en profite, puisquìl ne peut être imbibé, et le terrain demeure stérile. Quand la terre est serrée, dure et aride, l`eau s`écoule à sa surface sans séjourner, et les radicelles des plantes sont privées dans son sein de l`humidité vivifiante.»

Le chapitre sur les greffes est très étendu. Y sont décrites: la greffe en fente nabatienne, la greffe romaine ou grecque, la greffe persanne, celle en écusson carré, circulaire, à forme de feuille de myrte, la greffe par térébration, [...]. Parmi les autres chapitres,remarquable est encore le chapitre sur la vigne, qui est important aussi dans l`Agriculture Nabatienne . En somme l`agronomie constitue en arabe très bel ensemble de littérature scientifique, qui marque sans nul doute un progrès et un enrichissement considérable par raport aux oeuvres du même genre qu`à laissées l`antiquité.

(1) Le livre de `l`Agriculture d`Ibn al -Awam , traduit de l`arabe par J.J. Clément-Mullet, Paris 1864.

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Fri, 16 May 2008 16:55:34 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-244280.html
Prévoyances techniques http://www.miroir.dzblog.com/article-247266.html La science mécanique est entrée dans les contes orientaux comme élément de merveilleux , et elle y est représentée par quelques jolis épisodes dont deux ou trois méritent d`être notés. Telle est dans Firdaousi la description d`un automate imitant une princesse qui pleure(1) : " de temps en temps elle lève une main et essuie une larme sur son cil ... Les larmes qu`elle verse suive toujours le même cours, et sa main revient toujours se poser sur sa cuisse du même côté". L`empereur de Roum a fait construire cette image pour surprendre le prince persan Gustechem. Celui- ci lui tient des discours pour essayer de le consoler; puis, voyant qu`elle ne répond pas, il finit par conclure qu`elle n`est qu`un corps sans vie et un «artifice des philosophes».

Bien connu est le cheval volant des Milles et une Nuits qui reparaît  dans nos légendes d`Occident sous le nom de cheval de Pacolet. Ce n`est pas un animal fabuleux, ni un produit de la magie: Il est nettement présenté comme une construction mécanique. Au premier abord, on le prend pour un cheval véritable; en fait, il est imité. On le met en mouvement en tournant une cheville qui ressort un peu au défaut du cou. On le ramène à terre en  tournant une autre plus petite, située près de l`oreille droite. Il n`y a pas de doute; c`est un automate; il ne descend pas de Pégasse; il est de la même famille que le pigeon d`Archytas de tarente.

Un autre précurseur de l`aéroplane paraît dans un compte des Milles et un jours; le coffre volant (2). Son caractère mécanique ne peut donner lieu à aucune hésitation. Le coffre est en forme d`oiseau; il a trois pieds de long sur quatre de large. On s`y tient assis. Il est pourvu d`ailes, la machinerie est composée de roues, de ressorts. «Le sixième jours, le coffre se trouvant achevé, on le couvrit d`un tapis de perse et on le porta dans la campagne.» Son possesseur s`y étant assis, «toucha un ressort»; l`appareil aussitôt «s`éleva de terre et fendit les airs avec une vitesse incroyable».

Le constructeur apprend à Malek à le diriger; en tournant cette vis, vous irez à droite; en tournant celle-ci, vous irez à gauche. En touchant ce ressort vous monterez; en touchant celui-là, vous descendrez.-«effectivement le coffre, obéissant à ma main, raconte Maklek, il allait comme il me plaisait.» Il surpassa la vitesse des vents. Son acquéreur l`emploie, comme il convient dans un conte, à aller visiter, dans un palais entouré de murailles et de fossés profonds, une princesse qui y est retenue par la rigueur soupçonneuse de son père. Il se fait passer pour Mahomet, un Mahomet très rajeuni. Il défend ensuite le roi en jetant du haut du coffre, des pierres sur les ennemis qui viennent l`assalllir; puis il se sert de la machine pour produire dans l`air un magnifique feu d`artifice. Le coffre à une fin bien conforme à sa nature; Un jour que son possesseur était allé faire des courses en ville, ayant laissé sa machine cachée dans le bois comme à son habitude, une étincelle , échappée sans doute de quelque foyer intérieur, y met le feu, et l`appareil est consumé entièrement.

On ne saurait trouver un prévision plus approchée d`une invention future. De tels contes ne sont pas indignes de l`histoire de la science, ils montrent le travail de la pensée à la recherche du progrès, l`imagination précédant le fait, et ce long désir de l`esprit qui prépare les découvertes.

Sources: Les Penseurs de l`Islam - Carra De vaux - 1984

!- Le livre des rois, trad. Mohl, t. VII, p. 98-102

2- Histoire de Malek et de la princesse Schirine, formant les jours 22à 29; conte traduit du persan par Cardonne et petit de la Croix.

 

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Tue, 22 Apr 2008 15:37:42 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-247266.html
Le patronage des hommes de sciences http://www.miroir.dzblog.com/article-233424.html Le patronnage des hommes de sciences et des ingénieurs fut une politique des Etats arabo- islamiques. Généralement, les califes,  organisaient des missions scientifiques chargés de faire des observations, de prendre des mesures ou de décrire des phénomèmes naturels. Cette politique  adoptée dans le vaste Empire Musulman qui s`étalait des frontières de la Chine à l`Atlantique, encourageait l`installations des académies, des laboratoires, des bibliothèques et des observatoires. 

Parmi les institutions scientifiques les plus remarquables , nous signalons «Bayt al-Hikma» (Maison de la sagesse) fondée à Bagdad par al-Ma`moun dont le règne débuta en 198 de l`hégire/813 ap.J.C. Cette académie groupait des traducteurs, des hommes de sciences, des techniciens. Parmi ses membres, on trouvait des noms célèbres comme les frères Musa ben Chaker, Huneyn ben Ishâq, Thâbit ben Kurra  et d`autres. Deux observatoires astronomiques étaient rattachés à l`académie, l`un à Baghdad, l`autre à Damas .

Sous les Fatimides  (909-1171ap.J.C), la même politique fut adopté, une immense bibliothèque instaurée dans le palais groupait des ouvrages de valeurs, et vers 395 de l`hégire/  1004ap.J.C Al-Hakim fonda «Dar al-Hikma»(Maison de la science) qui renfermait une bibliothèque et une salle de lecture.Cette maison dirigée par un savant reconnu, était le lieu de rencontre des hommes de sciences (astronomes, mathématiciens, et physiciens) , des grammairiens et des philosophes. 

Les Califes ne se contentaient pas  de créer des bibliothèques et de bâtir des observatoires, mais , ils se mêlaient souvent et personnellement  à diriger une recherche ou à exposer un projet.

De ce fait, les savants, les hommes de sciences et les techniciens avaient à satisfaire leurs gouverneurs, à suivre leurs ordres et même parfois à réfléchir selon leur désir. À ce propos nous signalons al-Khawarizmi (780-850) qui rédigea, à la demande du Kalife al-Ma`mun, des ouvrages d`astronomie et de mathématiques. Nous trouvons aussi, dans les traités des savants et des chercheurs, des citations prononcées par les auteurs eux-mêmes. Ces citations tirées de quelques ouvrages mettront en relief une remarquable obéissance qui a influencé positivement le développement des sciences et des techniques au Moyen Âge ..

Dans l`introduction de son traité «Kitab al-asrar fi nata`ij al-afkar» (le livre ses secrets dans les résultats des pensées) Al-Muradi dit: C`est à vous mon frère, que je dédie ce traité, que le bon Dieu vous garde... Regardez ces formes, mon frère, regardes-les profondément, d`un oeil de technicien expert, vous remarquez l`ingéniosité de leur fonctionnement et vous découvrez leurs secrets." 

Al-Jazari, dans le préambule de son volumineux ouvrage, «Al-jami`bayna al-`ilm wa al`amal al-nafi`fi sina`at al`- hiyal»(Recueil de la théorie et de la pratique de l`art des mécanismes ingénieux) exprime la volonté du roi :" lorsque j`étais au service de Nasir al-Din abi al-Fath ben Qara Arslan, roi de Diyar Baker, il m`a demandé de composer ce traité. J`ai suivi ses ordres et j`ai adopté ses jugements parce que je n`avais d`autre recours que d`obéir."

De même, dans l`introduction du traité d`al-khazini, intitulé«fi itikhaz kura taduru binafsiha biharaka musawiyya liharakat al-falak»(Contruction d`une sphère qui tourne d`elle même,d`un mouvement similaire au mouvement de la sphère céleste) nous décelons une citation qui révèle le comportement des savants à l`égard des gouverneurs et la participations de ces derniers à l`encouragement des recherches scientifiques. "Notre Maître, Le Cheik, Le Grand Aba al-Hussein ali ben Mohammad ben Issa, le métal précieux des sciences et la source des bienfaits dans tous les domaines. Lorsque son excellence a remarqué les défauts des« Zijs» et les erreurs que renferment les tables astronomiques, il a prononcé son ordre de renouveler toutes ces mesures. Et avant d`aborder ce travail, l`exaltant ordre de son excellence imposa la construction d`une sphère qui tourne d`elle-même d`un mouvement similaire à celui de la sphère céleste. J`ai obéi à ses ordres et j`ai fait de mon mieux pour accomplir cette tâche.".

A son tour,Taqi al-Din, dans l`introduction de son traité,«Al-turuq al-saniyya fi al-alat al-rouhanniya» et après avoir fait ses éloges au Sultan Ali pacha , lui dédie son livre :" Par ce livre je rend service au plus respectueux Sultan de son temps et de son époque. A celui qui étend la justice et la paix...vous, le plus glorieux ministre Ali Pacha, que la joie vous entoure et que le soleil de votre royaume s`illumine durant les longues années de votre règne...".

Par ces patronnages les savants ont innovés et  les sciences arabo-islamiques furent développées.

Par contre Galillée (1564-1642) fut condanné à la prison à vie le 22 juin 1633 et son ouvrage d`astronomie dans lequel il vérifie le mouvement de rotation de la terre fut interdit . De plus il a été obliger de prononcer la formule d`abjuration que la Saint-office avait préparée:

"Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilci de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant le très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généreux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma mains les Saints Évangiles, jure que j`ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l`aide de Dieu tiendra  pour vrai dans le futur, tout ce que la Saint Église Catholique et Apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j`avais été condamné par injection du Saint office d`abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n`est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit;et après avoir été averti que cette doctrine n`est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j`ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière; ce pour quoi j`ai été tenu pour hautement suspect d`hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n`est pas le centre, et se meut.[...]». (citation tiré de Wikipédia)

 

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Sun, 13 Apr 2008 01:14:03 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-233424.html
Ibn Butlân http://www.miroir.dzblog.com/article-231333.html Ibn Butlân , al-Mukhtar, ibn al-hassan , ibn abdoun ibn sadûn  médecin chrétien né à Baghdad  et mort en 1o68. Il  a rédigé  plusieurs traités en médecine dont le plus important fut  "Taqwîm al-Sihha". C`est un traité d`hygiène qui décrit, en 280 articles, les végétaux et les animaux nécessaires à l`alimentation de l`homme tout en reflétant les conseils et les précautions nécessaires à la bonne  santé de l`individu. Ce traité fut traduit en latin à Palerme, dans la cour de Menfred, roi de Sicile de 1258 à 1266. Cette traduction intitulée "Tacunium Sanitatis" fut diffusé en Occident et une dizaine de copies illustrées sont conservées à la biblithèque nationale en france , à Liège, et à Rome.

Nous tirons cet extrait de la traduction de H. Elkhadem édition Peeters, Louvains, 1990.`

"A. Les canons qui permettent de connaître la nature des aliments sont au nombre de quatre...

Le quatrième canon s`attache à déduire l`utilité de la nocivité apportées par les aliments , et à repousser cette nocivité grâce à la mesure et à l`expérience. En ce qui concerne la mesure, le sucré assoiffe par sa chaleur, produit de la bile en se décomposant, provoque de la diarrhée par sa faculté détergente, cause des obstructions en raison de sa valeur nutritive élevée et cela quand il se répand dans les membres, en grande quantité.

L'acide tempère la bile, provoque des flatulences par sa froideur, il est nocif pour les nerfs et les viscères par sa subtilité et la profondeur (de sa pénétration). Il est moins froids que le styptique et moins actif que le piquant.

Le salé déterge le flegme, assoiffe par sa chaleur, déssèche par sa sécheresse et rend la poitrine rêche à cause des deux effets . Il est moins actif que l`amer dans tous ses effets.

Le gras est très nutritif, il provoque la flaccidité, il est indigeste, purgatif à cause de son action abondamment humidifiante et il est moins équilibré que le sucré.

L'astringent rend la langue et la poitrine rêche par (sa faculté) constrictive . Il constipe et excite l`appétit par sa froideur . Le styptique a la même mesure mais est moins actif dans ses autres effets.

L`amer a sur la langue un effet incisif et râpeux à cause de l`intensité de sa chaleur. Il est peu nutritif à cause de sa sécheresse et laxatif. il fait déposer le flegme par son action humidifiante et sa chaleur. Le piquant a la même mesure mais il est moins actif dans ses autres effets. L`insipide refroidit.

Pour corriger la nocivité de l`un par l`autre: le sucré et l`acide corrigent mutuellement leur nocivité. L'acide neutralise le salé. Et le contraire. le salé et le gras se corrigent mutuellement . L`astringent corrige le gras et le sucré qui à leur tour corrigent l`astringent lui-même. L`amer est prévenu par le très sucré. Et le contraire.

C`est ainsi qu`est levé ce doute interminable concernant le retrait de la nocivité des aliments. Quant aux déductions (résultant) de l`expérience, la preuve concrète les confirme et l`évidence sensible les montre (par examen) du pouls, de la respiration et du tact: ce qui a les effets de la chaleur est chaud."

 

                Une page du manuscrit "Taqwim al -Sihha" d`Ibn Butlân

                                                               

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Fri, 04 Apr 2008 14:20:07 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-231333.html
horloge de Haroun Al -Rachid http://www.miroir.dzblog.com/article-238421.html Horloge offerte par Haroun Al-Rachid à Charlemagne

l`horloge offerte à Charlemagne en 807 par l`ambassade de Harun al-Rachid (766-809) est décrite par le chroniqueur royal de l`empereur , Eginhard dans ses Annales "Annales regum francorum":

Nous lisons:

"... Harun al - Rachid , le grand souverain  oriental sur le trône de Bagdad, manifestait son admiration en lui envoyant de somptueux présents, des tentes luxueuses, gigantesques, de précieuses soieries, des baumes, des fards, des onguents, d`admirables polleteries. On eût cru que l`Orient s`était vidé, pour remplir l`Occident. Des flambeaux colossaux en métal, et une horloge construite avec autant d`ingéniosité que d`art, où  le mouvement des douze heures était dû à un mécanisme hydraulique, de petites boules de bronze tombant dans un récipient qu`elles faisaient résonner , chaque fois qu`une heure était révolue. Douze cavaliers se tenaiennt derrière douze portes fermées, autant de portes s`ouvraient autant de cavaliers en sortaient que l`horloge sonnait de coups.  Il y avait encore, dans le mécanisme de cette horloge , beaucoup d`autres merveilles dont   la description nous prendrait trop de temps".

Dans son traité  «Compendiun de la théorie et de la pratique de  l`art mécanique » Al-Jazari (mort en 1206 ap .J.C) consacre la première partie à la description des horloges hydrauliques qui indiquent les heures temporelles(ou inégales) et les heures équinoxiales( ou égales).

Nous nous intéressons à la première horloge nommée "Horloge des tambourineurs " qui fut érigée à l`occasion du congrès international du monde islamique à Londre en 1976.

 

                                              

 

 

 

 

 

 

       aspect  extérieur

Description:                                                                                                              mécanisme intérieur

Aspect extérieur : La façade de l`horloge fait apparaître une voûte surmontée de douze portes devant lesquelles chemine un croissant métallique. Derrière chaque porte se cache la statuette d`un garçon. Ces portes sont surmonrées à leur tour par un demi-cercle décoré par les signes du zodiaque.  Ce demi-cercle emboîte deux arcs, l`un contenant un disque en cuivre  jaune   représentant  le soleil, et l`autre un disque en verre représentant la lune. Des deux côtés de la voûte centrale se placent deux petites chambres dont chacune abrite un faucon automate.  Une petite jarre métallique  fixée, devant chaque faucon,  est prête à  recevoir les balles crachées de son bec. Au-dessous de la voûte principale , des musiciens automates se prêtent à jouer leur mélodie .

Aspect intérieur

 Nous distinguons dans le mécanisme intérieur de cette horloge les éléments suivants:

- Un  réservoir principal formé de quatre étages contient le flotteur (F) . Il est muni d`un robinet (R)

- Un  récipient (N) muni de son propre flotteur (T) est fixé juste au-dessous du robinet (R) . Un régulateur de débit est accordé à ce récipient.

- Un  petit chariot (C) mobile sur des rails est lié par des cordes, d`une par à un poid(P), d`autre part à un disque de bois à moitié évidée(D).

- Une  grande poulie (K) fixée sur l`axe du disque (D). Sur la gorge de cette poulie est enroulée une corde qui se termine par un anneau accroché au flotteur (F).

Fonctionnement :

Au lever du jour ou à la tombée de la nuit, on ouvre le robinet (R), l`eau s`écoule dans le récipient (N) à travers une  valve conique. Une fois le récipeint plein le flotteur (T) monte et ferme le robinet(R). L`eau se déverse alors du récipient (N) dans le régulateur de débit, de nouveau le flotteur (T) redescend et ouvre le robinet et ainsi de suite. Parallèlement, le niveau de l`eau dans le réservoir principal baisse, entrainant  avec lui le flotteur (F) .Cette dernière tire la corde qui fait tourner le disque (D). Ainsi le chariot (C) se déplace et son croissant pousse la cheville fixée au dos de la statuette cachée derrière la porte. La statuette se penche pour ouvrir les volets de la porte et soulever une lame qui libère une balle de plomb. Cette dernière libérée se déplace dans son propre canal pour se stabiliser dans le bec du faucon . Sous l`action du poids de cette balle, le faucon se penche et la crache dans la jarre métallique qui résonne . Ainsi l`opération se répète à  chaque heure révolue.

Un autre mécanisme aussi compliqué est accordé pour permettre aux musiciens de jouer leur mélodie.  

Conclusion: Une simple comparaison entre l`horloge de Haroun Al-Rachi, de la porte de Jayroun à Damas et  celle décrite par Al-Jazari nous renseigne sur l`ingéniosité des techniciens arabes du Moyen Âge  et  la splendeur de cette époque dont les  empreintes techniques sont bien marquées jusqu`à nos jours.

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Sat, 29 Mar 2008 23:39:35 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-238421.html
Fontaines d`Al-Jazari http://www.miroir.dzblog.com/article-228867.html     Les fontaines d`Al-jazari.

Trois siècles plus tard après les Banu Mussa , Al-jazari compose son volumineux traité "Compendium de la théorie et de la pratique en art mécanique" dans lequel il aborde les grandes branches de la mécanique appliquée à savoir: les horloges hydrauliques, les moyens ingénieux , les instruments à sifflements perpétuels  et les machines élévatrices d`eau . Pour  ces dernières nous pouvons distinguer des pompes , des norias et des fontaines.dont voici un exemple.  

Description

C`est une fontaine double  dont les jets d`eau éjectés changent de forme à chaque demi -heure

Le schémas ci-contre tiré du traité d`Al-Jazari montre les éléments de la fontaine .Nous distinguons:

- Le canal d`eau principal (Z) qui alimente le système

- le tuyau (H) mobile, comme un fléau, autour d`un axe passant par son point d`appui. Un petit tube(T) fermé, contenant une balle de plomb, est fixé au milieu du tuyau (H)  dont le rôle est de lui accorder une position inclinée bien stable. Aux  deux xtrémités du tuyau  sont fixés deux arcs  (F) et (N).

- Deux petits anneaux fixés au tuyau(H), de part et d`autre de son axe de rotation (G),  porte chacun le bouchon d`une  soupape conique par l`intermédiaire d`une chaîne flexible.

Un grand bassin d`eau  divisé verticalement en deux compartiments identiques porte en son centre l`axe du tuyau(H)..

Chaque compartiment est divisé à son tour en deux parties par un court  cloison vertical . La plus petite d`entre elles contient un flotteur à index(S). Au fond de la seconde partie on a fixé une soupape. Cette dernière est fixée, à l`une des deux extrémités d`un large tuyau qui  se recourbe pour avoir une autre branche verticale. Cette dernière branche  se termine par une boule vide munie de petites ouvertures qui permettent l`éjection de l`eau . A l`intérieur de ce large tuyau se trouve  un autre tuyau plus fin qui s`allonge horizontalement et se recourbe pour former la branche centrale de la seconde fontaine. (voir figure) .

Fonctionnement

Le canal principal (Z) alimente le tuyau (H) , ce dernier s`incline et l`eau se déverse par son extrémité ouverte pour remplir le compartiment correspondant . le niveau de la surface libre de l`eau monte et  le flotteur le suit  jusquà ce que son index pousse l`arc du tuyau(H). Ce dernier s`incline du côté opposé tirant la chaîne du bouchon de la soupape. L`eau du compartiment se précipite pour couler rapidement dans  les tuyaux qui lui sont associés. Ainsi un jet d`eau vertical apparait , par exemple , à droite, et une autre en forme de fleur se présente à gauche . A chaque demi-heure les formes des jets d`eau s`alternent dans les deux fontaines.  

 

Le second modèle des fontaines d`Al-Jazari

Le fonctionnement de cette fontaine double se base sur les mêmes principes physiques que le premier mais c`est juste les techniques utilisées qui sont changées .

Dans ce modèle Al-jazari utilise l`une de ses spécialités techniques "le plateau à bascule". C`est un plateau lesté par un bloc  de plomb, qui a une  forme très particulière (voir A et T dans la figure ci-contre). Plein d`eau il reste en équilibre . Mais si on lui ajoute une goutte  d`eau supplémentaire,  il bascule et  vide d`un seul coup tout son contenu puis  se redresse . C`est cette quantité d`eau qui va entraîner le fonctionnement des deux fontaines . 

 

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Tue, 25 Mar 2008 20:01:43 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-228867.html
Fontaines d`Al-Jazari http://www.miroir.dzblog.com/article-244281.html Les fontaines d`Al-Jazari

Trois siècles plus tard après les Banu Mussa , Al-jazari compose son volumineux traités "Compendieum de la théorie et de la pratique en art mécanique" dans lequel il aborde les grandes branches de la mécanique appliquée à savoir: les horloges hydrauliques, les moyens ingénieux , les instruments à sifflements perpétuels  et les machines élévatrices d`eau . Pour  ces dernières nous pouvons distinguer des pompes , des norias et des fontaines.dont voici un exemple.  

Description

C`est une fontaine double  dont les jets d`eau éjectés changent de forme à chaque demi -heure

Le schémas ci-contre tiré du traité d`Al-Jazari montre les éléments de la fontaine .Nous distinguons:

- Le canal d`eau principal (Z) qui alimente le système

- le tuyau (H) mobile, comme un fléau, autour d`un axe passant par son point d`appui. Un petit tube(T) fermé, contenant une balle de plomb, est fixé au milieu du fléau dont le rôle est de lui accorder une position inclinée bien stable. Aux  deux extrémités du fléau sont fixés deux arcs  (F) et (N).

- Deux petits anneaux fixés au fléau, de part et d`autre de son axe de rotation (G),  porte chacun le bouchon d`une  soupape conique par l`intermédiaire d`une chaîne flexible.

Un grand bassin d`eau  divisé verticalement en deux compartiments identiques porte en son centre l`axe du fléau.

Chaque compartiment est divisé à son tour en deux parties par un court  cloison vertical . La plus petite d`entre elles contient un flotteur à index(S). Au fond de la seconde partie on a fixé une soupape. Cette dernière est fixée, à l`une des deux extrémités d`un large tuyau qui  se recourbe pour avoir une autre branche verticale. Cette dernière branche  se termine par une boule munie de petites ouvertures qui permettent l`éjection de l`eau . A l`intérieur de ce large tuyau se trouve  un autre tuyau plus fin qui s`allonge horizontalement et se recourbe pour former la branche central de la seconde fontaine. (voir figure) .

Fonctionnement

Le canal principal (Z) alimente le fléau , ce dernier s`incline et l`eau se déverse par son extrémité ouverte pour remplir le compartiment correspondant . le niveau de la surface libre de l`eau monte et  le flotteur le suit  jusquà ce que son index pousse l`arc du fléau. Ce dernier s`incline du côté opposé tirant la chaîne du bouchon de la soupape. L`eau du compartiment se précipite pour couler rapidement dans  les tuyaux qui lui sont associés. Ainsi un jet d`eau vertical apparait , par exemple , à droite, et une autre en forme de fleur se présente à gauche . A chaque demi heure les formes des jets d`eau s`alternent dans les deux fontaines.  

 Visiter: www.sanjakdar-chaarani.com

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Tue, 25 Mar 2008 20:01:43 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-244281.html
La science des mécanismes ingénieux. http://www.miroir.dzblog.com/article-227980.html «`Ilm al -Hiyal» ou la science des mécanismes ingénieux

la mécanique appliquée fait son apparition chez les savants arabes sous le nom de «`Ilm al-Hiyal» (la science des mécanismes ingénieux). Cette science se base sur la description des appareils  qui  relèvent des astuces  ingénieuses et loin d`être familiers. Les techniciens et les ingénieurs ne se contentèrent jamais de décrire des modèles existants. Ils étaient conscients de l`importance de leurs propres inventions.

Dans ce domaine, les Arabes sont pionniers des Grecs particulièrement Philon de Bysance et Héron d`Alexandrie dont les traités nous sont parvenus à travers les traductions arabes.

Le traité de philon «les pneumatiques» contient des applications basées sur la théorie de la nature de l`air combinées avec l`eau . Nous trouvons la description des appareils à effets attirants  tels que des fontaines à intermittence, ou à automates actionnés par des mécanismes simples se basant sur les théories de l`hydrostatique et l`aérosatique .

Trois siècles plus tard,  Héron d`Alexandrie composa plusieurs traités sur les Automtes et décrivit des théâtres d`automates. Dans son ouvrages des«Pneumatiques», il se base sur la force élastique et motrice des gaz soumis à l`action de la chaleur ainsi que sur l`équilibre ou le mouvement des liquides.

 Les premiers savants arabes qui se sont intéressés aux dispositifs  ingénieux et aux sciences mécaniques furent les Banu Mussa ben Chaker (troisième siècle de l`hégire / 9ème ap.J.C.) .

Les Banu Mussa rédigeaient un traité assez surprenant «Kitab al-Hiyal»(le livre des mécanismes ingénieux) dans lequel nous trouvons la description de cent dispositifs classés suivant leurs applications.

- Quatre -vingt-trois modèles de vases à astuces en  tous genres dont des aiguières , des jarres, des cruches dont le foctionnement amusant et instructif attirent l`attention du lecteur et l`incite  à réfléchir . A titre d`exemple : une cruche dans laquelle on verse, d`une même ouverture, trois ou quatre liquides sans qu`ils se mélangent de sorte que son tuyau de décharge laisse couler les liquides séparemment . Des récipients qui se remplissent d`eux même,une fois vides.

Six fontaines dont les unes permettent un  échappement d`eau sous différentes formes soit en forme d`un lis, d`un jet intermittent ou d`une cascade.  D`autres fonctionnent alternativement et à intervalle de temps régulier.

-Des chandelles qui ne s`éteignent jamais, et  d`autres qui change de mèche automatiquement

- Des appareils d`usage régulier tel qu`une bouilloire, un soufflet et un instrument pour ramasser des objets bloqués au fond des rivières.

Dans tous ces dispositifs les Banu Mussa se basaient sur une dizaine de techniques dont ils conbinaient les effets avec une ingéniosité remarquable.

De ces techniques nous signalons: des siphons simples,  concentriques doubles et à tube recourbé, des valves coniques, des valves à double voies, des trous d`aération, des poulies, des leviers, des roues d`engrenage, des flotteurs, des roues hydrauliques et des manivelles .

Trois siècle plus tard c`est Al- Jazari (sixième siècle de l`hégire/12ème siècle ap.J.C.) qui s`intéressait au domaine des mécanismes ingénieux. Son volumineux traité «Compodium de la théorie et de la pratique dans les arts mécaniques» reflète son ingéniosité en tant que technicien et  la  profonde connaissance des traités de  ses prédécesseurs.  A ce niveau. il adresse des critiques à ceux qui ont composé des ouvrages sans vérifier le côté pratique de leur conception . Pour lui , l`expérience est à la base de toute construction et toute science industrielle qui n`est pas expérimentée est douteuse.

Sarton dit:«Ce traité est le plus élaboré en son genre et peut-être considéré comme le point culminant de cette ligne de réalisations musulmanes.»

Al-jazari a divisé son traité en six catégories :

- Construction des horloges hydrauliques

- des aiguières à utilités variables.

- des machines élévatrices d`eau

- des fontaines

- des instruments à sifflements perpétuels

- des machines divers

En plus des techniques classiques comme le levier les roues hydrauliques, les siphons les vases communicants et les poulies, Al-Jazari a inventé des techniques nouvelles qui méritent d`être signalées. Une des plus intéressantes est le plateau à bascule qui a une forme géométrique bien spéciale. Ce plateau est lesté par une masse de plomb. Îl joue le rôle de régulateur pour un temps bien défini. Plein d`eau, il est en équilibre, mais si on lui ajoute juste une goutte d`eau supplémentaire, il déverse tout son contenu et se redresse automatiquement . Une autre technique inventée par Al-Jazari c`est la roue à plateaux qui actionnée par l`eau actionne à son tour plusieurs automates par l`intermédiaire des chevilles fixées sur son axe. Nous lui devons aussi l`utilisation du vilebrequin ,des roues à lames et des systèmes d`engrenage assez compliqués. Ajoutons à tout cela les détails prononcés pour le laminage du bois,  moulage des métaux, sciage des roues à dents droites et obliques, réglage des débits d`eau des orifices appropriés et toutes techniques nécessaires au bon fonctionnement de ses machines .  

 A ces grands techniciens, il faut ajouter tous les artisans et les ouvriers, dont les noms sont inconnus, qui construsirent et maintinrent toutes ces machines et dont les résultats de leurs travaux n`ont pas été confiés à l`écriture, mais ils étaient une source abondante d`idées pour ces techniciens et l`influence du plus humble artisan et ouvrier est facilement perceptible dans leurs ouvrages .

  

 

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Sat, 22 Mar 2008 01:50:26 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-227980.html
Fontaines http://www.miroir.dzblog.com/article-228181.html Les fontaines

Depuis l`aube de l`humanité l`eau fut recherchée. Ses usages alimentaires, domestiques et industriels incitaient  les ingénieurs et  les techniciens à trouver les moyens d`approvisionnement en eau potable et de la captation de l`eau  pour l`irrigation . Mais dans le monde arabe, en plus des usages précédemment signalés, l`eau fut , un agent décoratif, et un calmant naturel des âmes par son bruit paisible dans les fontaines.

Ainsi l`eau fut le lux suprême du raffinement pour les Nasrides, fondateurs d`Alhambra.  Les fontaines  sont omniprésents dans tout Alhambra et plus spécialement dans le "Généralife" et le palais des Nasrides. Ces fontaines créent  une ambiance incomparable et produisent  une sensation de calme et de sérénité.

Le plus remarquable, c`est que toutes ces fontaines sont alimentées par un réseau gravitationnel et leur fonctionnement se base sur le système le plus rudimentaire qu`il soit " le siphon". 

Le plus ancien traité arabe dans lequel nous trouvons la description des fontaines c`est celui des Banu Musa "Kitab al-Hiyal ", dont voici un exemple:                                                                                   

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

                                                    

Dans cette fontaine, l`eau est éjectée alternativement par le tuyau centrale puis par les tuyaux latéraux recourbés . Le dispositif  est formé de deux petits réservoirs dont l`un alimente le conduit central qui se trouve à l`intérieure d`un conduit plus grand qui alimente les tuyaux inclinés . Le canal d`eau qui surmonte les deux bassins est mobile autour d`un axe fixé à son point d`appui. Ainsi les bassins se remplissent alternativement pour permettre à l`eau d`être éjectée respectivement par le tuyau central et par les tuyaux inclinés. Pendant un laps de temps nous avons l`aspect que présente la nouvelle  figure en couleur.                                                                       

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

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Wed, 19 Mar 2008 16:46:27 GMT http://www.miroir.dzblog.com/article-228181.html